Une Puce sous-cutanée ?

LA PUCE

Science et démocratie. Qui donc décide de notre futur ?

Depuis de nombreuses années, on marquait les animaux d’élevage ou de compagnie avec des puces électroniques, pour  faciliter leur identification et leur suivi, mais en 2004, l’agence américaine de sécurité alimentaire américaine[1] autorisait la mise sur le marché de ces puces pour l’homme.

Mais si on avait demandé leur avis aux gens, auraient-ils doit « oui » ?

L’édifiante histoire de Verichip

En mai 2006, Scott Silverman, Chairman du fabricant de puces Verichip[2], donnait une interview à Fox News[1]au sujet de l’utilisation de la puce sur l’homme.

Extrait du site Fox News (traduction partielle et abrégée[3])

Scott Silverman : « Cette puce est utilisée aujourd’hui pour identifier les patients et connaître leur dossier médical, dans des situations d’urgence »… Elle a été autorisée par la FDA (Food Drug Administration) il y a plusieurs années, plus particulièrement pour cette utilisation.

Mais, évidemment, elle peut être  une solution aux problèmes d’immigration que nous rencontrons aujourd’hui ».

En voilà un qui envisage froidement de marquer les immigrés ! Bon, heureusement qu’il n’a pas pu aller jusqu’au bout de son projet, mais tout de même, ça donne des frissons de voir qu’il existe des gens qui peuvent penser de cette façon, non ?

Pour ce qui est des hôpitaux, en surfant sur la Toile, on trouve plusieurs articles expliquant que la puce est utilisée dans des établissements américains, avec toutefois une certaine polémique sur leur nombre.

Dans la suite de l’interview, Scott Silverman explique que non, la puce n’est pas utilisée pour contrôler l’immigration, que c’était simplement une « idée » que sa société avait proposée sans succès à l’Administration.

Une « idée » ! Intéressant. Et je suis prêt à parier qu’il n’est pas le seul à pouvoir envisager ce genre de chose. D’ailleurs, certains dirigeants européens pensent à « ficher tous les Roms »[4]. Quel serait le choix d’un malheureux père d’une famille candidat à l’immigration : accepter la puce et avoir une petite chance de donner un avenir à ses enfants, ou être renvoyé dans son pays en guerre ?

Vous avez dit « démocratie » ?

Le site « Mieux vivre autrement [5]» donne l’exemple de la société suédoise  « Epicenter », producteur de puces, qui a tagué 450 de ses collaborateurs.

Je vous recommande vivement de vous connecter à ce site et, puisque Fabrice Renault, rédacteur d’un article très intéressant demande à ce que le message soit  transmis, je reprends intégralement ci-après sa conclusion :

« Nous vivons dans des démocraties d’où les peuples sont exclus des décisions importantes. Ce qui est désolant, c’est que les décideurs sont obnubilés par leur réélection, leurs budgets et influencés par les groupes de pression toujours plus puissants. Ils ne pensent que bien trop rarement en terme d’individu, nous sommes tout juste « une voix » pour les prochaines élections, des productifs pour ceux qui ont du travail, des assistés pour les autres et des consommateurs dans tous les cas. »

« Plutôt que de « pucer » l’humanité, apprenons à nous respecter. »

Voilà effectivement un débat démocratique dont nous sommes privés et qui serait pourtant bien nécessaire. N’est-il pas effrayant que l’Europe ne parle pas d’une seule voix sur un sujet aussi grave ? Qu’en sera-t-il demain ? Ne va-t-on pas découvrir que certains accords internationaux ou autres nous forceront la main ? Ne va-t-on pas voir des entreprises prendre un avantage concurrentiel sur celles installées dans des pays où il est interdit de taguer les gens ?

La société suédoise Biohax[6] conçoit et produit des puces et en est fière. On lit sur son site, au sujet des implants de puces biométriques (traduction sommaire) :

« Nous sommes fiers d’affirmer avec confiance que chacun devrait adhérer à la Communauté Biohax pour faire partie de ce voyage révolutionnaire, les progrès technologiques hyper, et la connectivité. »

Biohax parle d’un « voyage révolutionnaire ». Avec l’histoire de notre ami Louis, je vous invite à imaginer ce que pourrait être un tel voyage si nous ne faisons rien pour reprendre notre démocratie en mains. Il ne s’agit pas d’une fiction pure, mais d’un développement basé sur des technologies réelles, dont les applications et surtout les dérives potentielles sont connues ou identifiées de nos jours.

Mais cette histoire de puce, qui donc a décidé de l’autoriser dans certains pays ? Si on avait demandé son avis à la population, aurait-elle dit « oui » ?

Références

[1] Food Drug Administration – FDA

[2] Devenue depuis Applied Digital

[3] http ://www.spychips.com/press-releases/silverman-foxnews.html

[4] Extrait du site http://www.lepoint.fr/europe/matteo-salvini-hold-up-sur-l-italie-20-08-2018-2244656_2626.php –  « Il faut ficher tous les Roms, même si nous sommes malheureusement obligés de garder chez nous ceux qui sont italiens. La Tunisie n’exporte que des délinquants ».

[5] https ://www.mieux-vivre-autrement.com/une-puce-rfid-implantee-sous-la-peau.html

[6]  https ://www.biohax.tech/

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