Cyberguerre

En avril 2007, suite à une attaque cybernétique de ses infrastructures vitales, l’Estonie reste paralysée pendant plusieurs jours. Devant cet événement sans précédent, le monde industriel et politique prend conscience de sa dépendance et de sa fragilité. 

La Cyberguerre, c’est la prise de contrôle des infrastructures vitales d’un pays. Dans le scénario le plus noir, plus rien ne fonctionne : circulation aérienne, réseaux de distribution, production d’eau, sécurité des trains, installations nucléaires, communications, approvisionnement, gestion du trafic automobile, administrations, services bancaires, la liste est longue des infrastructures vitales indispensables au bon fonctionnement d’un pays au quotidien.

Le pire, dans cette guerre, c’est qu’il est pratiquement impossible de déterminer de façon certaine d’où vient l’attaque.

Nanopuces

En médecine, alliées à la biologie, les nanotechnologies permettront de fabriquer des « Nanorobots », si petits qu’il sera possible de les faire passer dans le sang où ils agiront comme des gardiens, attentifs à tout dérèglement, prêts à adresser un signal à une puce connectée ou à attaquer directement des cellules cancéreuses, sans  détériorer les cellules saines comme le fait actuellement la chimio thérapie.

Révolution ADN

On savait depuis longtemps que l’ADN était la base de la vie et de très nombreux chercheurs se sont penchés sur la question pour essayer de déterminer sa composition exacte et son fonctionnement, au-delà de sa structure. Aujourd’hui, même s’il reste de nombreuses questions, peu à peu, on commence à comprendre le rôle de l’ADN dans certaines pathologies, ce qui soulève autant d’espoirs que d’inquiétudes. Oui, grâce à ces nouvelles connaissances, la médecine de demain sera bien plus performante, mais manipuler le vivant ne va-t-il pas conduire à de graves dérives ?

Objets connectés

Aux Etats-Unis, l’utilisation d’objets connectés prend une ampleur considérable. Que ce soit à l’aide d’un simple bracelet, d’une montre connectée, chacun mesure toutes sortes d’indicateurs : température corporelle, rythme cardiaque, dépenses caloriques, nombre de kilomètres parcourus, exposition aux particules fines ou autres polluants, ou niveau de glycémie. Pourquoi faire ? Souvent par jeu, tout simplement, mais très souvent aussi, pour souscrire un contrat d’assurance précisant des objectifs de « bien-être » ou « d’auto-surveillance ».

En 2016, la compagnie d’assurance Nord-Américaine Discovery a révolutionné le marché de l’assurance santé avec son offre  santé Vitality : en échange d’informations sur vos habitudes de vie, vos performances sportives ou votre alimentation, vous pouvez bénéficier d’un contrat adapté et de conditions financières avantageuses. Sous une forme un peu différente, cette offre est aujourd’hui disponible en Europe.

Certains pensent que c’est bien, que chacun est responsable de sa santé, ceux-là sont en général en bonne santé, d’autres, moins bien portants, pensent qu’il s’agit là d’une discrimination insupportable, indigne de nos démocraties. Et vous, qu’en dites-vous ?

Et si demain on vous demandait un prélèvement ADN pour souscrire un contrat d’assurance ?

Médecine prédictive

La médecine prédictive, comme son nom l’indique, c’est la possibilité d’anticiper certaines pathologies, en général à partir de l’analyse de l’ADN. Mais pourquoi faire ? N’est-ce pas un peu anxiogène, voire même dangereux ? Savez-vous par exemple qu’Angelina Jolie a fait procédé à l’ablation de ses deux seins parce que l’analyse de son ADN donnait une « forte probabilité » de développer un cancer ?

Et savez-vous que, avec sa filiale 23andMe, Google est un des leaders mondiaux en matière d’analyse de l’ADN ? Mais que fait donc Google dans ce domaine ?

En France, l’analyse ADN est soumise à l’autorisation d’un médecin spécialisé.

Le rêve d’Elon Musk

Elon Musk, entre autres, c’est les voitures Tesla et les fusées SpaceX. Son rêve ? Implanter dans le cerveau d’une personne une puce permettant d’augmenter les capacités cognitives et de se connecter à Internet par la seule force de la pensée. Créée en 2016 avec ce seul objectif, sa société, Neuralink, avance à pas de géants dans ce domaine.

Implanter une puce dans le cerveau d’un individu, c’est par exemple permettre à un tétraplégique de retrouver un peu d’autonomie. Mais implanter une puce dans le cerveau d’une personne saine, juste pour augmenter ses capacités cognitives, c’est du transhumanisme. Et c’est pour demain.

IA faible IA Forte

L’IA faible, c’est en gros l’informatique de bon papa, avec bien sûr d’immenses progrès, mais toujours sur le même principe : on programme un ordinateur, c’est-à-dire qu’on étudie un par un tous les cas possibles, et pour chaque cas, on lui dit ce qu’il faut faire. Rien de très intelligent là-dedans. L’IA Forte, on ne programme plus l’ordinateur, on lui « montre » des exemples, des millions d’exemples, et il « apprend » tout seul. l’IA Forte va bouleverser la notion d’intelligence pour projeter l’homme dans une nouvelle ère dont on a du mal à dessiner les contours aujourd’hui.

Savez-vous qu’en 2016, Microsoft a du retirer du marché son logiciel « Tay » d’IA Forte parce que des internautes avaient décidé de lui apprendre des propos racistes. Tout simplement en « discutant » quelques heures avec lui ?

En 2017, dans une lettre[1] adressée aux Autorités, Elon Musk a souligné les dangers de voir se développer une IA Forte et a demandé qu’une régulation soit mise en œuvre.


[1] http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2017/07/26/32001-20170726ARTFIG00186-elon-musk-et-mark-zuckerberg-s-opposent-sur-l-intelligence-artificielle

NBIC

« NBIC », c’est l’acronyme de Nanotechnologies, Biotechnologies, Informatique, sciences Cognitives. Il s’agit d’un développement sans précédent des technologies du vivant et de l’infiniment petit, couplées à celles des communications et de l’informatique. Jusqu’au début des années 2000, ces technologies ont évolué séparément, et puis les choses se sont accélérées d’une façon inouïe, leur association multipliant à l’infini les champs d’application.

Les applications des NBIC sont très nombreuses, en médecine comme dans notre vie quotidienne, mais elles vont nous confronter à des problèmes éthiques extrêmement difficiles. Faut-il par exemple admettre qu’une personne en bonne santé puisse augmenter artificiellement ses capacités intellectuelles ou physiques ?

C’est le grand saut dans le vide, celui qui nous fait aller à pas de géant vers un monde nouveau, auquel nous ne sommes pas préparés, car la technologie va vite, très vite, laissant sur place notre éthique, notre sens moral, nos lois, notre système social.

Transhumanisme

Les transhumanistes considèrent qu’il ne s’agit plus seulement d’améliorer la condition humaine, mais « d’augmenter » les capacités de l’homme grâce aux nouvelles technologies. Mais pourquoi faire, dans quel but devrait-on améliorer les capacités de l’homme ? Le rendre plus intelligent, plus fort physiquement ? Va-t-on aussi modifier le génome ? Et qui aura accès à ces nouvelles possibilités ?